*

Tu sais. Petite. Les gens changent. Bien souvent. Tu les reconnais plus. Non. Ne t'inquiète pas. Toi. Tu restes la même. C'est eux. Tu ne sais plus qui ils sont. Ilsont tout modifié. Leur façon de voir les choses. Leurs fréquentations. Leur façon de parler. De se vêtir. Et toi. T'es là. Toute seule. A essayer de distinguer. D'où ils sortent tout ça. Toutes ces influences. Que tu n'aimes pas. Parce qu'ils ne sont plus eux-mêmes. Et ça te fait peur. Parce que toi. Tes sentiments n'ont plus changé. Le seul. Qui reste le même. Toujours à tes côtés. C'est lui. Celui à qui tu donnerais tout.


Mais bon. Tu
sais. Petite. C'est la vie. Le mouvement. T'as pas fini de quitter des gens. Et ça te fera mal. Encore longtemps. De les voir s'éloigner. Et partir vers d'autres horizons. Eh oui. Petite. Tu es d'une jalousie maladive. C'est ce qu'ils croient. Mais toi. Non. Tu veux juste leur bien. Les garder comme ils étaient. Parce que grandir. C'est bien beau. Mais les responsabilités. Ca vous métamorphose. Vous mène dans un autre monde. Perdus au milieu des adultes. Faut apprendre à survivre.


Non. Peti
te. Crois pas. Que c'est facile. De devoir changer de priorité. Garde juste la tienne. Ce-Lui-là. A qui tu tiens tant. Il restera toujours là. Pour toi. Alors tant pis. Si les autres ont besoin. De voir autre chose. Qu'ils aillent. Et que ça leur retombe. Sur le bout du nez. Toi. Petite. Tu connais le chemin. Qu'il faut que tu suives. Alors regarde droit devant. Et n'abandonne pas. Jamais. Reste toujours comme tu es. Juste uen chose. Que tu peux ajouter. A ce que tu es. Parce que tu le mérites. Souris. Petite. Souris.

# Posté le jeudi 08 mars 2007 16:03

* Différence...

Tu sais. Petite. Tu as voulu la connaître. La différence. Celle qu'il t'avait promise. Ce bonhomme-là. Tu en as rêvé si fort. Que les draps s'en souviennent. Que les murs en ont tremblé. Tu voulais être comme lui. Mais pas comme les autres. Tu te croyais dans un autre monde. Et tu ne voulais pas déchanter. Maintenant. Que tu l'as suivi. Dans son univers. Où il y a trop de lumières. Tu as compris. La différence. Qu'il te promettait. Pour votre histoire. Petite. Tu as compris. A présent. Le danger. Tu ne veux plus y retourner.


Et finalement. Tu te rends bien compte. Toute seule. Petite. Que vous. Vous étiez pas différents. De tous les autres. Vous étiez si communs. Mais pourtant. Vous vous étiez convaincus. Que vous étiez à part. Que jamais. Personne. Ne vous serait semblable. Vous y avez cru. Surtout toi. Petite. Dur comme fer. A ne vouloir. En aucun cas. En démordre de cette idée.


Eh b
ien. Admire-la. Cette putain de différence. Petite. Pardonne au monde de t'avoir ouvert les yeux. Tu vois. Petite. Votreve s'est brisé. Votre histoire. S'est glacée. Figée. Plus que des mots. Sur un papier. Plus que des souvenirs. Aux coins de vos yeux. Et le goût du sang. Au fond de ton âme. Petite. Relève-toi. Tu vois bien. Que t'es toujours vivante. Même si votre amour a cassé. Comme celui de tant d'autres couples.


P
etite. Regarde. Tu peux bien survivre. Comme les autres. T'es pas plus faible. Tu es semblable. A toutes les autres petites. Qui ont voulu croire un mec. Et le suivre sur le chemin du bonheur. Ca arrive. Petite. De se retrouver en enfer.Sans le savoir. Relève la tête. Tu es forte. Courageuse. Tu parviendras au bout de ta route. Même sans cette différence. Puisqu'elle n'existe pas.

# Posté le jeudi 08 mars 2007 07:06

*

Tu sais. Petite. Parfois. J'ai peur. Pour toi. Te voir sourire. Bien sûr que ça me rend heureuse. Mais il y a des jours. J'ai peur que tu caches. Derrière tes rires. Un lourd secret. Comme si. Tu ne connaissais pas entièrement. Le bonheur. J'ai beau te connaître. Sur le bout des doigts. Parfois. Je me dis que quelque chose m'a échappée. Tu as cette larme. Qui coule. Alors que tu as tout. Pour vivre comme tu le souhaites. Tu as ce-Lui-là. Qui veille sur toi. Et plein de personnes. Qui t'aiment. Plus que tu ne l'imagines.


Al
ors dis-moi. Ce que tu renfermes. Au fond de ton âme. Je sens très bien que ça te pèse. Que tu n'auras bientôt plus la force. De survivre à tout ça. Faut que ça sorte. Petite. Faut pas que tu te refermes. Sur ta propre existence. Il te laissera pas tomber. Parce qu'il tient à toi. Tu le sais. Alors si tu ne veux pas me dire. Ce qui t'arrive. Dis-le lui. Que tu n'as plus le courage. De poursuivre. Ton bout de route. Même si moi. Je refuse de croire. Que tu vas abandonner.


J'ai peur. Tu
sais. Que tu en demandes trop. Parce que tu me confies. Que toi aussi. Tu as peur. Tu ne sais plus trop. Ce qui te ferait plaisir. Bien sûr. Tu l'aimes. Plus que tout. Plus que ta propre vie. Tu l'aimes à te tuer. Tu veux qu'il soit heureux. Bien sûr. Toi aussi. Tu l'es. Ca se voit. Mais quelque chose cloche. Et tu ne sais pas quoi. Si toi. Tu ne sais pas. Je ne vais pas pouvoir t'aider. C'est à toi de remettre de l'ordre. Dans tes idées. Et n'hésite pas. A te confier. Avant de te consumer. Petite. Il faut te libérer. Je sais. Que c'est difficile. Mais tu y arriveras. Allez. Petite. Souris.
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# Posté le mercredi 07 mars 2007 16:46

*

Je sais. Petite. Comme tu préfères le haïr. Que lui pardonner. Ce qu'il a fait. Ce qu'il t'a fait. A toi. Mais aussi aux autres. Parce qu'il s'est fait passer. Pour quelqu'un de bien. Faut pas rêver. Alors ne pas s'excuser. Tant pis. Le jeune homme prendra ton poing. En plein coeur. Ca soulagera. Toi. Mais lui aussi. Parce que la haine froide. Y a rien de pire. Alors les coups. Un de plus. Un de moins. Tu sais. Lui non plus. Il les sent plus. Mais lui. Il s'enfonce. Il perd doucement. Toutes ces choses. Auxquelles il tenait tant. Tant pis. Faudra pas regretter. Fallait réfléchir avant.


Cha
cun son tour. Avant. C'était toi. Qui aurait tout donné. Pour lui. Tu en as traversé des déserts. Tu en as passé des frontières. Avant d'ouvrir les yeux. Et maintenant. Tu sais. Qui se cache vraiment derrière. Alors la haine. Tu la connais. Cette obsession. De se sentir conne. T'en pouvais plus. Alors c'est parti. Frappe. Aussi fort que tu peux. Tu verras. Ca soulage. Parce que t'as pas la force. De letester. Et de lui en vouloir. Tu es trop faible. Pour ce sentiment. Qui brise. Toute une vie.me si la violence. C'était pas ton truc. Maintenant. T'es lirée. Petite.
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# Posté le mercredi 07 mars 2007 14:55

*

Tu crois que ça existe pas. Tout ça ? Que c'est que des trucs que tu lis dans les bouquins ? Tu te trompes. Y a bien des gens qui vivent des contes de fées. Alors pourquoi. Y en aurait pas qui vivent ce que je vis ? Même si on m'a toujours dit. Que c'était pas possible. De croire tellement. Et d'avoir tellement plus d'espoir. On est pas dans un film. La vie. C'est la vie. Faut pas croire que les gens jouent tous un rôle ou font leur cinéma. Faut juste les prendre. Comme ils te viennent. Simplement. En cherchant parfois. Un peu plus loin. Que juste derrière deux paupières closes. Qui refusent de s'ouvrir.


C'
est vrai qu'il n'y a rien de plus beau. Qu'un papillon qui ouvre les ailes. Mais y a des gens. Leurs ailes sont coupées. Définitivement. Ils trouvent plus le bout du chemin. Et faut croire qu'ils ne le trouveront plus. Parce qu'ils ont depuis longtemps arrêté de chercher. Parce qu'il y a des choses. Qui ne se dissipent pas. Et qui même avec la plus grande volonté. Ne partiront pas. Alors accepte. Souris-lui. A cette petite fille. Au coin de la rue. Qui sait déjà qu'elle n'arrivera plus à remonter la pente. Parce que sa bicyclette est cassée.



Extrait *Euthanasie pour un coeur*

# Posté le mardi 06 mars 2007 10:22